Le 5 mai 2026, les sœurs de la Providence du Cambodge se sont réunies à la maison provinciale à Boeung Tumpun pour célébrer l’anniversaire de la mort du Bienheureux Père Jean-Martin Moye ainsi que le jubilé des 60 ans de vie religieuse de trois sœurs de la province.
Dès 9 heures du matin, les sœurs avaient préparé avec soin l’accueil d’environ cent invités venant des paroisses et communautés où les sœurs de la Providence sont présentes au service pastoral. Tous se sont rencontrés et échangé dans une atmosphère fraternelle, joyeuse et chaleureuse.
À 10 heures, la communauté s’est rassemblée pour participer à la messe d’action de grâce présidée par l’Évêque du diocèse de Phnom Penh et concélébrée par l'évêque Peter Suon Hangly. La célébration s’est déroulée dans un climat de recueillement et de ferveur. Dans un esprit de reconnaissance, tous ont rendu grâce à Dieu pour les merveilles accomplies à travers le Père fondateur Jean-Martin Moye. Malgré les nombreuses difficultés et épreuves traversées au cours de sa vie sacerdotale, il a persévéré à poser les fondations de la congrégation des sœurs afin que la mission de service puisse se poursuivre jusqu’à aujourd’hui.
La communauté des fidèles a également rendu grâce à Dieu à l’occasion du jubilé des 60 ans de consécration religieuse de sœur Agnes Nguyễn Thị A, sœur Anne Lucie Nguyễn Kim Nga et sœur Cécile Lê Thị B. Soixante années de vie consacrée représentent un long chemin rempli de grâce, de sacrifices et de fidélité à l’appel de Dieu.
Dans son homélie, l’Évêque du diocèse de Phnom Penh a rappelé le parcours difficile vécu par les sœurs durant la période des Khmers rouges, lorsqu’elles durent se réfugier au Vietnam puis en France afin de poursuivre leur vocation reçue du Seigneur dès les premiers jours.
Soixante années représentent une longue étape dans une vie humaine. Aujourd’hui, malgré l’âge avancé et une santé plus fragile, le regard plein de bonté, d’amour et de prière des trois sœurs continue de rayonner. Leur présence au sein de la communauté des religieuses servant au Cambodge demeure une grande source d’encouragement, comme des aînées qui soutiennent discrètement, encouragent et accompagnent les jeunes générations dans la vie consacrée et la mission de service.
Cette journée fut également la messe d’au revoir pour sœur Anne Lucie. Elle retournera en France pour un temps de repos après dix-huit années passées auprès des sœurs de la Providence de la province du Cambodge, des jeunes filles de l’internat ainsi que des groupes de femmes dans les villages des régions de Takeo et Kampot. Malgré son âge, elle a aussi assumé avec dévouement la responsabilité de Supérieure provinciale des sœurs du Cambodge pendant trois ans.
Animée par son amour et son désir de faire revivre l’esprit du Père Moye à travers la mission des sœurs de la Divine Providence tout au long de leur histoire au Cambodge, sœur Anne Lucie s’est consacrée à rassembler les documents et photographies des sœurs avant et après la guerre afin de créer une petite salle de mémoire. Ce lieu rappelle les origines ainsi que les mérites des sœurs pionnières qui ont laissé un héritage précieux aux sœurs de la Providence au Cambodge.
Que le Seigneur continue de bénir sœur Anne Lucie et de lui accorder joie et paix sur le chemin qui s’ouvre devant elle.
Après la messe, tous se sont retrouvés autour d’un repas fraternel avec les sœurs de la province, partageant encore la joie et la communion dans une ambiance familiale pleine d’affection et de proximité.
Equipe de communication -Province du Cambodge
Album photos
Du 9 au 17 Janvier 2025, les Sœurs du Cambodge ont eu la joie d’accueillir les conseillères du Généralat pour la consultation de la nouvelle équipe provinciale au Cambodge. Sœur Armelle et Sœur Lucie sont passées dans les trois communautés de la province dès leur arrivée le 9 Janvier. Tandis que la Mère Supérieure Générale n’arrivait que le 14 Janvier.
Le 14 janvier, toutes les Sœurs de la province se sont réunies pour accueillir la Supérieure Générale et dédier un temps de prière pour la nouvelle supérieure provinciale qui sera nommée le lendemain.
Avant de dire les Laudes en ce début du 15 janvier, notre supérieure générale est venue devant l’autel de la chapelle et devant toutes les sœurs. Elle commença à remercier la sœur qui a accepté avec humilité une nouvelle mission, celle de gérer la province du Cambodge. Il s’agit de la Sœur Marie-Thérèse ENG SANY qui a été nommée Provinciale par la Supérieure Générale. Puis nous poursuivions avec l’Eucharistie. La messe était baignée dans une ambiance pleine de paix et d’espérance. Nous remettions dans la main miséricordieuse du Dieu Providence la nouvelle supérieure provinciale - sœur Marie-Thérèse qui venait alors d’être nommée.
Dans la matinée du 15, les sœurs ont continué à prier et à faire des fiches de consultation pour les conseillères provinciales. Le résultat a été prononcé à 11h à la chapelle. Ce sont Sœurs Marie-Thérèse Khantay et Marie Sopheak qui ont été nommées.
A 15h, toutes les Sœurs de la province du Cambodge et l’équipe générale ont eu un temps de rencontre pour se remercier et se donner quelques orientations concernant la nouvelle équipe provinciale. Nous avons terminé la réunion vers 19h, puis nous participions un moment festif avec les jeunes des deux foyers.
Le 16 janvier, l’ancienne équipe et la nouvelle se sont rencontrées avec la présence de l’équipe générale pour la passation de service.
Le 17 janvier, les Sœurs du Généralat ont quitté le Cambodge.
Sœur Marie-Nathalie THAT THEARY
Un jour, vous devez rester seul dans un lieu qui n’est pas votre propre maison, votre propre pays et plein de sentiments commencent à se mêler dans votre cœur. Puis une chaine de questions prend place dans votre tête : pourquoi suis-je ici ? que fais-je là ? ce que je fais est-il utile ? Quels sont les résultats ? …. Tout d’un coup, vous allez vous demander « Pourquoi ai-je toutes ces questions ? est-ce normal ? Vais-je bien ou y a-t-il quelque chose bizarre au fond de moi ? la réponse, c’est probablement LA SOLITUDE qui est en train de me rendre visite. Faut-il l’accueillir ou la chasser ?
En ce moment, le Cambodge, mon cher pays en mission, est en train de préparer la fête Phchum Ben. Tous les Cambodgiens se réunissent dans leurs villages natals. Les enfants de notre école maternelle ne sont plus présents à l’église. Les jeunes du foyer se rendent ainsi dans leurs familles. Je me retrouve toute seule au foyer, sauf un chien, un chat et deux lapins. Ces bêtes me rendent heureuse certes, mais il me manque quelqu’un pour parler, pour rigoler comme d’habitude. Toutefois, je ne m’étais pas sentie seule du tout, juste il me manque quelque chose que je ne saisis pas bien. Je me sens du coup pas très bien ! Le sentiment du désespoir, le manque de courage et un petit peu de peur qui m’habite, je les ressens très fortement en moi.
Je me demande donc : est-ce que la solitude arrive chez moi ? Pendant 32 ans, je n’ai aucun souvenir d’avoir eu ces genres de sentiments, cette expérience. Tout de suite, j’ai eu peur. Car j’avais compris que c’est dangereux chez une religieuse de ressentir la solitude. Je cherche sur Internet les signes de la solitude. J’ai trouvé une belle lecture sur la solitude. Après la lecture, je me sens plus calme et plus sûre de la présence continuelle de Dieu dans ma vie.
En effet, tout le monde est né dans ce monde un par un, ainsi pour la mort. Nous pouvons rencontrer beaucoup de personnes au long de notre voyage dans cet univers. Cependant, personne ne peut rester toujours avec nous. Tout a son temps, comme nous dit le livre de l’Ecclésiastique : « Un temps pour chercher, un temps pour perdre » (3,6). Nous ne pouvons que rester avec nous-même, comme une belle créature de Notre Créateur. Nous sommes créés à son image, et Il nous invite chaque jour de collaborer avec Lui pour accomplir son Œuvre sur ce monde faible. Et c’est tout !
Tout simplement, tout petit, c’est une belle attitude envers nous-même et envers notre Créateur. En effet, toutes les personnes que nous rencontrons tout au long du chemin peuvent disparaitre à un moment à un autre. Ces personnes passent, traversent juste notre vie. Parfois elles nous rendent heureux, parfois non. Mais la question essentielle c’est de savoir qui nous sommes et pour qui nous vivons ! Nous n’avons pas le droit d’être dépendants de toutes ces personnes. Car rien n’est sûr !
La solitude peut nous mettre dans une ambiance plus dure de la vie si nous ne nous acceptions pas nous-même et n’avions pas un Maître suprême pour notre vie. Cependant elle peut être une opportunité pour plus de calme et plus de profondeur dans notre vie. La solitude nous aide à aller au plus profond possible de notre cœur, nos pensées, notre être. Elle nous permet de nous affronter avec nous même avec nos points forts ainsi que nos points faibles ! Elle nous donne plus de temps pour notre âme, qui est souvent occupée par les milliers de tâches du quotidien. La solitude nous fait retourner à la fidélité inconditionnelle de Dieu Amour pour nous.
N’ayons pas peur de la SOLITUDE ! Elle n’est pas méchante ! Accueillons-la avec simplicité, humilité et fidélité à l’Amour de Dieu. Permettons-lui de rendre visite chez nous !
Sœur Marie-Nathalie Theary
Province Cambodge

Avec le sujet “La Simplicité”. La Province du Cambodge a organisé la Réunion des Vocations à Battambang du 15 à 16 juillet 2023.
Il y a 40 jeunes filles et garçons venus de Ta-Hen, Ta-On, Phnom-Penh et le plus nombreux sont venus de Battambang.
Leurs accompagnatrices sont 3 sœurs : Sr. Nathalie, Sr. Rachna et Sr. Agnès Perpétua Bopha. Il y a 6 sœurs participantes à cette réunion : 2 sœurs de Phnom-Penh et 4 sœurs de Battambang.
Le Père Gien leur a partagé la simplicité selon l’Évangile et Sr. Sopheak leur a abord é la Simplicité comme l’une des quatre vertus fondamentales de la Congrégation de la Providence.
Les jeunes ont des heures à échanger, partager entre eux, et entremener des chants et des jeux comme distraction.
Quant à les pensionnaires de Battambang, ils y participent activement en faisant de bonnes cuisines pour tout le groupe.
Tous les participants ont le temps pour prier personnellement et dire la Prière du temps Présent avec les sœurs.
En général, grâce à cette rencontre, ces jeunes sont plus encouragés, plus dynamique pour s’avancer dans l’avenir ; sur tout ils sont contents de savoir qu’est-ce que c’est la Simplicité? Et de découvrir un peu la vie et les actions des sœurs de la Providence.
Que l’Esprit Saint les illumine des flammes d’amour, et qu’ils soient prêts à s’engager dans l’apostolat du Royaume de Dieu.







EQUIPE COMMUNICATION
Mission de Phnôm Penh : 1875
En 1875, le départ des six premières sœurs destinées à « la mission de Phnôm Penh » avait été précédé, le 4 mai de la même année par un envoi de six de leurs consoeurs à la mission de Mandchourie en Chine.
Quelques mois après le départ pour la Mandchourie, Portieux acceptait une nouvelle fondation, cette fois sous le soleil tropical du Cambodge.
« Erigée en Vicariat Apostolique en 1850, « la mission de Phnom Penh » embrasait le royaume du Cambodge et huit provinces de l’ouest de la Cochinchine française ; elle s’étendait sur une superficie totale de 200.000 kilomètres carrés : plus d’un tiers de la France.
A côté des 2.500.000 cambodgiens et 1.500.000 anamites, on y trouvait encore des chinois et des malais immigrés ».
Les premières sœurs qui, le 12 janvier 1876, arrivèrent à Culaogien (qui restera le siège de la maison principale) étaient au nombre de six. Leur supérieure, Sœur Isabelle, mourut du choléra en 1882. Ses cinq compagnes de voyage vécurent et travaillèrent dans la mission, 24, - 34 – 37 - 44 – et 51 ans !
Aujourd’hui les sœurs de la Providence en mission au Cambodge.



