Le Directoire est pour nous le Testament spirituel de Jean-Martin Moyë. Nous devons cet héritage spirituel à nos premières sœurs qui ont su recueillir et conserver précieusement les écrits de notre Fondateur et nous les transmettre.

Le Directoire a été édité en 1858, puis en 1874. Mère Thérèse Mourey, la quatrième Supérieure Générale (de 1828 à 1871) souhaitait avoir, en plus d’une Vie du Père et des Constitutions, un recueil de textes à l’usage des Sœurs. Une longue tradition orale précéda la compilation et l’édition des textes qui renferment l’intuition du Père Moyë à propos des Sœurs de la Providence.

Ce volume comprend quatre parties :

1. «Le projet des écoles de Filles dites de la Providence pour la campagne et Règles et Instructions pour la conduite des Sœurs. Le Père Moyë énumère les «qualités nécessaires aux jeunes filles qui se destinent à devenir maîtresses d’école».

2. La seconde partie est la correspondance que Jean-Martin adresse à ses sœurs, dès son départ de Paris et depuis la Chine, soit 13 lettres.

3. La troisième partie consiste en des «Avis, Exhortations et Règlement concernant l’administration extérieure. A ces avis s’ajoutent la «Décision de la propagande concernant les Vierges chinoises directrices des écoles du Su-tchuen.

4. La quatrième partie c’est «l’Histoire des pauvres Sœurs de la Providence».

Le Père Moyë y retrace, en 1785, les débuts de l’œuvre englobant les écoles de Chine et redit l’esprit de son institution. Un Appendice renferme une «Méthode pour entendre la messe et pour assister aux Vêpres» tirée d’un recueil de diverses pratiques de piété édité avant son départ de Chine, de même que les «Prières pour la communion» écrites par lui en chinois.